En savoir plus sur les Réflexes Archaïques et la méthode d’intégration

1449741553

« Les réflexes du nourrisson influencent le développement moteur qui est d’une importance cruciale pour le développement du cerveau, pour les processus mentaux et intellectuels de la vie future de l’individu. Non seulement les réflexes archaïques constituent la base neurologique pour développer le contrôle de nos mouvements, mais ils sont importants car ils nous protègent et nous aident à survivre dans des situations de stress. »
Svetlana Masgutova

Les réflexes archaïques ou primaires sont des mouvements automatiques, involontaires que l’on observe chez le nouveau-né en réaction à des stimuli sensoriels spécifiques. La plupart émergent in-utero, maturent pendant la naissance et s’intègrent durant la première année de vie de l’enfant.

Les réflexes se développent selon les lois naturelles de l’espèce humaine. Ils sont le signe d’un développement moteur harmonieux.

Chaque réflexe émerge et se développe, c’est la phase où il est actif. Il devrait ensuite s’intégrer et ne plus être observable, laissant la place au mouvement volontaire, intentionnel. C’est le cas par exemple du réflexe d’agrippement. A la naissance, le bébé serre très fort notre doigt lorsqu’on le place dans sa main. Quelques mois plus tard, il ne le fera plus.

À la naissance les différentes parties du cerveau sont en place mais ne fonctionnent pas encore pleinement ensemble. Pour arriver à cette maturité, des connexions doivent être établies. Grâce à la répétition naturelle et spontanée de séquences de mouvements réflexes du corps, les fibres nerveuses vont pouvoir se développer et former un réseau de communication entre toutes les parties du système nerveux.

Cette activité motrice primaire de l’enfant est la source de son développement sensori-moteur et cérébral, qui à son tour, devient la fondation pour ses futurs mouvements intentionnels, son apprentissage et enfin son développement intellectuel et émotionnel.

Cette intégration progressive des réflexes primaires au schéma moteur, va contribuer à la myélinisation du réseau neural et développer les connexions vers les parties supérieures du cerveau.

L’enfant va peu à peu pouvoir contrôler sa tête et renforcer son tonus musculaire ce qui est nécessaire à son développement moteur. Il va apprendre à coordonner ses gestes et trouver un équilibre postural. Libre de ses mouvements, il aura la disponibilité nécessaire pour son développement comportemental et intellectuel. Toutes ces étapes vont lui permettre d’accéder à un état de sécurité intérieure, d’améliorer considérablement sa résistance au stress et sa capacité d’adaptation. Sa confiance, sa capacité à prendre sa place et à faire des choix seront renforcés et ses interactions sur le plan social plus développées.

L’enfant accède ainsi à toutes ses ressources, lui permettant d’atteindre son plein potentiel d’apprentissage.

Si certains réflexes ne se développent pas, l’enfant va vite manquer de tonus musculaire, ce qui va retarder son développement moteur, générer un faible réseau de communication entre les parties du cerveau et entraîner des difficultés d’apprentissage.

Si les réflexes se développent mais ne s’intègrent pas, ils vont rester plus ou moins actifs, des mécanismes de compensation se mettent en place et les troubles apparaissent : déficit posturaux, troubles d’apprentissage, difficultés comportementales et émotionnelles.

Les causes de ces perturbations sont diverses : grossesse non désirée, stress de la mère pendant la grossesse, accouchement provoqué et surmédicalisé, césarienne, forceps, cordon autour du cou, etc., mais aussi vie scolaire de l’enfant, vie personnelle, relationnelle, professionnelle de l’adulte, catastrophes naturelles, accidents et traumatismes physiques ou émotionnels, paralysie cérébrale, AVC, etc.

Ces 15 dernières années les recherches en neurosciences ont démontré que la plasticité du cerveau est telle qu’il est possible à tout âge d’aider le système nerveux à se réorganiser.

La méthode d’intégration des réflexes fait partie des techniques corporelles innovantes.

La méthode d’intégration des réflexes archaïques

C’est une série de mouvements rythmiques effectuée en position allongée, de façon passive ou active. C’est une méthode douce, non invasive et accessible quel que soit votre niveau de difficultés.

Les mouvements rythmiques de cette méthode permettent de reproduire les mouvements que les bébés et les jeunes enfants font de manière automatique et naturelle depuis la naissance et pendant les premières années de leur vie.

Ces mouvements rythmiques s’inspirent d’un des programmes innés propres à l’humain, que le bébé utilise pour arriver à un développement moteur mature. Ils sont fondamentaux pour la maturation du système nerveux, l’intégration des réflexes archaïques, la maturation des sens vestibulaire et kinesthésique, le développement moteur, le contrôle de la tête, du corps, le tonus musculaire, l’amélioration de la posture, la gestion des émotions, la gestion du comportement, l’harmonisation des hypersensibilités.

A qui s’adresse la méthode?

Les consultations en intégration des réflexes s’adressent aux bébés, aux enfants et aux adultes.

Comment repérer des réflexes non intégrés?

Un ou plusieurs des signes suivants peuvent être présents chez les personnes ayant certains réflexes non intégrés. Ces exemples sont donnés à titre indicatif et ne remplacent en aucun cas une séance d’évaluation du niveau de développement des réflexes.

  • Sur le plan moteur et physique :
    • Retards moteurs (se retourner, ramper, quatre pattes, marcher, parler, sauter, etc.).
    • Difficultés de coordination et d’équilibre (enracinement, etc).
    • Tonus musculaire faible dans le haut /bas du corps.
    • Déficits posturaux.
    • Marche sur la pointe des pieds.
    • Difficultés à nager la brasse.
    • Difficultés à faire du vélo.
    • Troubles « dys» (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc).
    • Sensibilité sensorielle (son, lumière, toucher, odeur).
    • Mal des transports.
    • Énurésie.
  • Sur le plan cognitif :
    • Troubles « dys » (dyslexie, dyspraxie, dysphasie, dysgraphie, etc).
    • Déficit d’attention.
    • Difficultés de concentration.
    • Difficultés de mémorisation.
    • Agitation, hyperactivité.
    • Difficultés d’apprentissage.
    • Difficulté à s’organiser.
    • Retard langagier.
    • Tendance autistique.
  • Sur le plan émotionnel :
    • Anxiété, peurs irrationnelles.
    • Angoisse de séparation.
    • Faible résistance au stress.
    • Fragilité émotionnelle.
    • Hypersensibilité.
    • Manque de confiance.
    • Mauvaise estime de soi.
    • Agressivité.
    • Timidité.
    • isolement.
    • Difficultés à se défendre.